<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:psc="http://podlove.org/simple-chapters/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0">
  <channel>
    <title>De Bouche à Oreille</title>
    <link>http://sabinebroddes.radioweb.co</link>
    <description/>
    <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 23:53:09 +0000</pubDate>
    <generator>Zend Framework Zend_Feed</generator>
    <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
    <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    <itunes:explicit>no</itunes:explicit>
    <itunes:category text="music"/>
    <googleplay:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    <googleplay:explicit>no</googleplay:explicit>
    <googleplay:category text="music"/>
    <atom:link href="http://sabinebroddes.radioweb.co//rss-feed-7-253" rel="self" type="application/rss+xml"/>
    <item>
      <title>Saison 2 N°14 De bouche à oreille: Georgette et ZOZO de Théodore de BANVILLE</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n014-de-bouche-a-oreille-georgette-et-zozo-de-theodore-de-banville-127</link>
      <guid isPermaLink="false">6f1bd51e4705b802f104cf47e2586faeb1c859be</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:45:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c0e3b2ca769.64518061.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°14 De bouche à oreille: Georgette et ZOZO de Théodore de BANVILLE</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°15 De bouche à oreille: Il était une fois CENDRILLON  de APPOLINAIRE PARTIE 2</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n015-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-cendrillon-de-appolinaire-partie-2-126</link>
      <guid isPermaLink="false">279ccabf40b7d7588abe998e36cd50e86fb2371d</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:41:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c0d0f72f263.25708837.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°15 De bouche à oreille: Il était une fois CENDRILLON  de APPOLINAIRE PARTIE 2</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°13 De bouche à oreille: Il était une fois CENDRILLON PARTIE 1</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n013-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-cendrillon-partie-1-125</link>
      <guid isPermaLink="false">5d92474344f2d56b1c1a05fa293ae3e950281ba0</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:38:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c0c1285b309.96979466.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°13 De bouche à oreille: Il était une fois CENDRILLON PARTIE 1</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°12 De bouche à oreille: Il était une fois de Anatole FRANCE La Barbe Bleue PARTIE 3</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n012-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-de-anatole-france-la-barbe-bleue-partie-3-124</link>
      <guid isPermaLink="false">763cb7caf4b9e0b29e678aa7e848bfd02989f0f5</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:36:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c0b697c25f1.52524191.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°12 De bouche à oreille: Il était une fois de Anatole FRANCE La Barbe Bleue PARTIE 3</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°11 De bouche à oreille: Il était une fois de Anatole FRANCE La Barbe Bleue PARTIE 2</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n011-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-de-anatole-france-la-barbe-bleue-partie-2-123</link>
      <guid isPermaLink="false">214e446ffa7371014181499721e98bcd20a8addc</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:32:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c0a8d18b8b6.04270417.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°11 De bouche à oreille: Il était une fois de Anatole FRANCE La Barbe Bleue PARTIE 2</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°10 De bouche à oreille: Il était une fois de Anatole FRANCE La Barbe Bleue PARTIE 1</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n010-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-de-anatole-france-la-barbe-bleue-partie-1-122</link>
      <guid isPermaLink="false">9e2a824b988de1fe85c845083e0218b3aee42a3a</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:27:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c09eb7c90d3.06011574.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°10 De bouche à oreille: Il était une fois de Anatole FRANCE La Barbe Bleue PARTIE 1</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°09 De bouche à oreille: Il était une fois La Barbe Bleue</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n009-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-la-barbe-bleue-121</link>
      <guid isPermaLink="false">19b1ea9e1bbe13750c8cb78fd96c1b96b3523046</guid>
      <description>De bouche à oreille Saison 2
Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De bouche à oreille Saison 2</p>
<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 07 Sep 2014 07:15:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/540c0720912616.66763668.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°09 De bouche à oreille: Il était une fois La Barbe Bleue</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 Hors série 7/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 7ème et dernière partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-7-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-7eme-et-derniere-partie-114</link>
      <guid isPermaLink="false">8b9a10aea28dbbb70abc3921b75802a871db95d6</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:57:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/535016551b4c17.21085976.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 Hors série 7/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 7ème et dernière partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 hors série 6/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 6ème partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-6-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-6eme-partie-113</link>
      <guid isPermaLink="false">d5eebe3f4d8975e40c162b9830df11dce649bc63</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:56:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/535016044d6cd7.88498344.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 hors série 6/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 6ème partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 Hors série 5/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 5ème partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-5-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-5eme-partie-112</link>
      <guid isPermaLink="false">f68df17e8f3cf5a98412277e2f7a2510557ab7d8</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:54:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/53501587b88153.51138949.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 Hors série 5/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 5ème partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 Hors série 4/7  De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 4ème partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-4-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-4eme-partie-111</link>
      <guid isPermaLink="false">b0da9403fc7c30583ae73270182a67b074579664</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:52:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5350154181b434.13962493.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 Hors série 4/7  De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 4ème partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 Hors série 3/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 3ème partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-3-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-3eme-partie-110</link>
      <guid isPermaLink="false">7055e7eeaf265a0ff47f4f13d3c92a84c00d8044</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:51:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/535014eeb51c20.32039617.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 Hors série 3/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 3ème partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 Hors série 2/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 2ème partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-2-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-2eme-partie-109</link>
      <guid isPermaLink="false">27dfe030d17ed24199600e7c46f2b26f9acdc05d</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:47:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5350141a911bc6.10096505.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 Hors série 2/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 2ème partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 Hors série 1/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 1er partie</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-hors-serie-1-7-de-bouche-a-oreille-la-reine-des-neiges-de-hans-christian-andersen-1er-partie-108</link>
      <guid isPermaLink="false">9e5d4320c0987497cf83da62294104ea78ec9faa</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Apr 2014 17:42:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/53501392554388.29193156.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 Hors série 1/7 De bouche à oreille La reine des Neiges de Hans Christian Andersen - 1er partie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°08 De bouche à oreille Il était une fois: La belle au bois rêvant de Catulle MENDES</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n008-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-la-belle-au-bois-revant-de-catulle-mendes-104</link>
      <guid isPermaLink="false">c0c8e8a4afcef90f90c758a9f6316ecff6e991f6</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 23 Feb 2014 12:43:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5309ed3163c1b9.06499075.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°08 De bouche à oreille Il était une fois: La belle au bois rêvant de Catulle MENDES</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°07 De bouche à oreille Il était une fois: La belle au bois dormant de Charles PERRAULT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n007-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-la-belle-au-bois-dormant-de-charles-perrault-103</link>
      <guid isPermaLink="false">430e6aa7cf2f300b3cf059e1a67c10d55bd5b26b</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 23 Feb 2014 12:41:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5309eced634a59.10413045.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°07 De bouche à oreille Il était une fois: La belle au bois dormant de Charles PERRAULT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°06 De bouche à oreille Il était une fois: Le prince spirituel MME LEPRINCE de BEAUMONT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n006-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-le-prince-spirituel-mme-leprince-de-beaumont-102</link>
      <guid isPermaLink="false">57411de085348f69d2136e5cffea4d57b465b856</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 23 Feb 2014 12:40:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5309ec83e81190.70738324.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°06 De bouche à oreille Il était une fois: Le prince spirituel MME LEPRINCE de BEAUMONT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°05 De bouche à oreille Il était une fois: Riquet à la houpe de MME BERNARD</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n005-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-riquet-a-la-houpe-de-mme-bernard-101</link>
      <guid isPermaLink="false">de6fc76dcda5d00ef67a37e5675d2fbd2f078db3</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.</b></p>
<p><b>On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.</b></p>
<p><b> Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).</b></p>
<p><b>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</b></p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 23 Feb 2014 12:38:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5309ec227642b7.93932200.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°05 De bouche à oreille Il était une fois: Riquet à la houpe de MME BERNARD</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°02 De bouche à oreille Il était une fois; Les souhaits ridicules de Charles PERRAULT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n002-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-les-souhaits-ridicules-de-charles-perrault-96</link>
      <guid isPermaLink="false">909ff2432bbd69c5e76f7fa9b83395e711b00e49</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 24 Nov 2013 08:50:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5291be0d7f88d6.85805012.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°02 De bouche à oreille Il était une fois; Les souhaits ridicules de Charles PERRAULT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°00 De bouche à Oreille : Il était une fois... Présentation</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n000-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-presentation-95</link>
      <guid isPermaLink="false">8980e23523d712222e28bf718afbbbbffdc54b43</guid>
      <description>  Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
 Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[  Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
<p>Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……</p>
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p>Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p>Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p> Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 24 Nov 2013 08:47:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5291bd76d6e217.87702658.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°00 De bouche à Oreille : Il était une fois... Présentation</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°01 De bouche à oreille Il était une fois: La reine des poissons</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n001-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-la-reine-des-poissons-94</link>
      <guid isPermaLink="false">5ae6aab77ce8fc7b91c3dc1ba9d3dfce908eb24b</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 
Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 
Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 24 Nov 2013 08:45:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5291bd0f5baa51.95933722.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°01 De bouche à oreille Il était une fois: La reine des poissons</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°03 De bouche à oreille Il était une fois: Le conte des trois souhaits</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n003-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-le-conte-des-trois-souhaits-93</link>
      <guid isPermaLink="false">9fd924b6e8bc561c87557a5cb503617d23d39bc0</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 24 Nov 2013 08:43:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5291bc9f269238.98336806.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°03 De bouche à oreille Il était une fois: Le conte des trois souhaits</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>Saison 2 N°04 De bouche à oreille Il était une fois: Riquet à la houpe de Charles PERRAULT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/saison-2-n004-de-bouche-a-oreille-il-etait-une-fois-riquet-a-la-houpe-de-charles-perrault-92</link>
      <guid isPermaLink="false">4487bd4a6b9431d42c30e80c5bbf9f1de7249cad</guid>
      <description>Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       La reine des poissons (1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?
Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.
Le premier sera Les souhaits ridicules écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans Le conte des trois souhaits.
Le second sera Riquet à la houppe, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi Riquet à la Houppe de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, Le prince spirituel écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.
 Le troisième sera La belle au bois dormant paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans La belle au bois rêvant en 1888.
 Le quatrième conte de Charles Perrault sera La barbe bleue (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans Les sept femmes de la barbe bleue, en 1908.
Enfin, Cendrillon (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant Georgette et Zozo et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards (paru en 1919, un an après sa mort).
Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[Après les péchés capitaux, ce deuxième volet intitulé « Il était une fois… » vous fera voyager au pays merveilleux des fées avec des contes que vous (re)découvrirez au fil de ces lectures.
On a retenu principalement le nom de Charles Perrault, en France, mais de célèbres écrivains ont goûté à ce genre où on ne les attendait pourtant pas : Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Apollinaire, Cocteau…. Et si l’on trouve souvent différentes versions du même conte, y compris dans différents pays (on connaît aussi les contes des frères Grimm en Allemagne ou ceux d’Andersen au Danemark, entre autres) c’est parce que ces auteurs n’ont fait que fixer une longue tradition orale qui existait bien avant eux. Les contes, œuvres de sagesse, dans la tradition populaire étaient des histoires racontées autant aux adultes qu’aux enfants, et transmis de bouche à oreille.
 Genre littéraire très en vogue dans les salons parisiens à la fin du XVIIème siècle, ces contes deviennent un véritable jeu de cour à l’époque. Si Charles Perrault a mis le genre à la mode dans « Les contes de ma mère l’Oye » en 1695, Mademoiselle l’Héritier (la nièce de Perrault), Madame d’Aulnoy, et d’autres précieuses ont largement contribué à leur succès. Dans la bataille qui opposent les Anciens et les Modernes, Perrault (chef de file des Modernes, qui veulent introduire des formes artistiques nouvelles) veut démontrer que la tradition orale populaire est supérieure à l’influence de l’antiquité (que prônent les Anciens) et pour leur donner un caractère pédagogique, ajoute souvent une morale à ces histoires (morale qui n’existe pas toujours dans les contes d’origine, qui d’ailleurs étaient parfois beaucoup plus violents que dans la version figée par l’écriture).
Nous ferons ce voyage fantastique en compagnie d’auteurs français du XVIIème siècle (Charles Perrault, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle l’Héritier….) du XVIIIème siècle (Monsieur de Moncrif, Rousseau….), du XIXème (Balzac, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas……), du début du XXème (Anatole France, Apollinaire). Un long voyage à travers les âges ……
<p>Bien qu’il eût été logique de commencer ce cycle de contes par les tous premiers, écrits au XVIIème siècle, par Charles Perrault notamment, et de suivre une chronologie scrupuleuse, c’est avec Gérard de Nerval que je voudrais inaugurer cette série car la conclusion du conte que j’ai choisi,                       <b>La reine des</b> <b>poissons </b>(1850), me semble un très bon préambule à toutes les lectures qui suivront. En effet, ceux grâce à qui une tradition orale populaire a pu traverser les âges, n’ont-ils pas fait comme le dit Nerval « une foule de petits chefs-d’œuvre qui se perdent de jour en jour avec la mémoire et la vie des bonnes gens du temps passé » ?</p>
<p>Et avant d’aborder, de manière chronologique cette fois, les œuvres de conteurs moins connus que Charles Perrault, c’est avec lui, un des tous premiers à mettre par écrit ces témoignages de sagesse populaire, que nous poursuivrons le voyage dans le monde merveilleux des fées. Je vous proposerai 5 contes de Charles Perrault dont on trouve d’autres versions (parfois bien différentes) et il m’a semblé intéressant de les associer.</p>
<p>Le premier sera <b>Les souhaits ridicules</b> écrit en vers en 1693, dont le thème sera repris en 1756 par Madame Leprince de Beaumont dans<b> Le conte des trois souhaits</b>.</p>
<p>Le second sera <b>Riquet à la houppe</b>, paru en janvier 1697. Je vous lirai aussi <b>Riquet à la Houppe</b> de Mademoiselle Bernard paru quelques mois avant, en 1696 (à cette époque aussi, la compétition devait être redoutable !) et, avec quelques variantes dans le traitement du thème, <b>Le prince spirituel</b> écrit en 1756 par Madame Leprince de Beaumont.</p>
<p> Le troisième sera <b>La belle au bois dormant</b> paru en 1696 que Catulle Mendès a repris avec un merveilleux humour décalé dans <b>La belle au bois rêvant</b> en 1888.</p>
<p> Le quatrième conte de Charles Perrault sera <b>La barbe bleue</b> (1697) ; Anatole France nous en a donné un point de vue bien différent dans <b>Les sept</b> <b>femmes de la barbe bleue</b>, en 1908.</p>
<p>Enfin, <b>Cendrillon</b> (1696) avec des reprises plutôt méconnues et étonnantes : Théodore de Banville dans le charmant <b>Georgette et Zozo</b> et Guillaume Apollinaire qui en a écrit une suite originale et inattendue dans <b>La suite de Cendrillon ou le rat et les six lézards</b> (paru en 1919, un an après sa mort).</p>
<p>Et si vous n’êtes pas lassés, Madame d’Aulnoy, Fénelon, Mademoiselle L’Héritier, Mademoiselle de La Force, Madame de Murat, Le Chevalier de , Mailly, Monsieur de Moncrif, Madame de Lintot, Madame de Villeneuve, Madame Fagnon, Jean-Jacques Rousseau, Monsieur Coypel, Charles Nodier, Honoré de Balzac, La contesse de Ségur, Alexandre Dumas, Emile Zola, George Sand, Alphonse Daudet, Charles Deulin, Pierre Weber pourront eux aussi nous servir de guides dans ce voyage.</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 24 Nov 2013 08:41:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5291bc24e18452.02609015.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>Saison 2 N°04 De bouche à oreille Il était une fois: Riquet à la houpe de Charles PERRAULT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°16: Fin des péchés capitaux. Le mot et la chose. Poème galant</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n016-fin-des-peches-capitaux-le-mot-et-la-chose-poeme-galant-72</link>
      <guid isPermaLink="false">69f50edf0cd1a82215b335cb51d8899982b5fe5d</guid>
      <description>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT</b>
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 19:17:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5228d9399e8de8.99554571.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°16: Fin des péchés capitaux. Le mot et la chose. Poème galant</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°15: Les péchés capitaux. La luxure. Clair de lune de Guy de MAUPASSANT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n015-les-peches-capitaux-la-luxure-clair-de-lune-de-guy-de-maupassant-71</link>
      <guid isPermaLink="false">65185a7fe84c5996b67d0f73d0dadc442f396769</guid>
      <description>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT</b>
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 19:16:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5228d8d66ae1a6.78320168.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°15: Les péchés capitaux. La luxure. Clair de lune de Guy de MAUPASSANT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°14: Les péchés capitaux. La luxure. La porte de Guy de MAUPASSANT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n014-les-peches-capitaux-la-luxure-la-porte-de-guy-de-maupassant-70</link>
      <guid isPermaLink="false">f280029ca062ed3ae76b355f7ec1450588abe241</guid>
      <description>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT</b>
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 19:14:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5228d886a3c953.44756065.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°14: Les péchés capitaux. La luxure. La porte de Guy de MAUPASSANT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°13: Les péchés capitaux. L'avarice</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n013-les-peches-capitaux-l-avarice-69</link>
      <guid isPermaLink="false">e622e17b3d08fbf487575439ab6842f31681ade4</guid>
      <description>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT</b>
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 19:13:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5228d82345c7e8.10288591.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°13: Les péchés capitaux. L'avarice</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°12: Les péchés capitaux. L'orgueil. La fierté. Le secret de maître Cornille</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n012-les-peches-capitaux-l-orgueil-la-fierte-le-secret-de-maitre-cornille-68</link>
      <guid isPermaLink="false">8ef121a95abe5e2602bfe9981dff903eb097cdb2</guid>
      <description>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT</b>
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 19:11:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5228d7d6d96f53.02379802.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°12: Les péchés capitaux. L'orgueil. La fierté. Le secret de maître Cornille</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n011-les-peches-capitaux-l-orgueil-deux-acteurs-pour-un-role-67</link>
      <guid isPermaLink="false">803aaac38f0c56b1f0897bef3d9e36b42c1cb689</guid>
      <description>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Dernière série des péchés capitaux dans "De bouche à oreille", Patricia PERRAULT</b>
De bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle
De Bouche à Oreille
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme. Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 19:02:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5228d7487e9762.02904346.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°11: Les péchés capitaux. L'orgueil. Deux acteurs pour un rôle</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°10: Les péchés capitaux. La colère. Garcon! un bock</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n010-les-peches-capitaux-la-colere-garcon-un-bock-57</link>
      <guid isPermaLink="false">50f0ad1bdd05ae8c464ae3498cfd4a1b64d2e1fd</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>De Bouche à Oreille</span></p>
<p><span>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</span></p>
<p><span>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</span></p>
<p><span>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</span></p>
<p><span><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</span></p>
<p><span><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</span></p>
<p><span><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</span></p>
<p><span><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</span></p>
<p><span><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</span></p>
<p><span><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</span></p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 30 Jun 2013 06:43:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51cfd7bb23c966.40847477.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°10: Les péchés capitaux. La colère. Garcon! un bock</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°9: Les péchés capitaux. La colère. La diligence de BAUCAIRE de A. DAUDET</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n09-les-peches-capitaux-la-colere-la-diligence-de-baucaire-de-a-daudet-43</link>
      <guid isPermaLink="false">9359c651250939f4ccc36fb83d0f24505642532e</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De Bouche à Oreille</p>
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 15 May 2013 09:55:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51935c80efce76.39620913.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°9: Les péchés capitaux. La colère. La diligence de BAUCAIRE de A. DAUDET</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°8: Les péchés capitaux. L'Envie. Les bijoux de Guy de MAUPASSANT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n08-les-peches-capitaux-l-envie-les-bijoux-de-guy-de-maupassant-42</link>
      <guid isPermaLink="false">25535eccf2cd3fb81ffef9d4c981a8aefdd5629b</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De Bouche à Oreille</p>
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 15 May 2013 09:42:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51935a7eaa39c0.60804278.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°8: Les péchés capitaux. L'Envie. Les bijoux de Guy de MAUPASSANT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°7: Les péchés capitaux. L'Envie. Le pardon de Guy de MAUPASSANT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n07-les-peches-capitaux-l-envie-le-pardon-de-guy-de-maupassant-22</link>
      <guid isPermaLink="false">4cf2f0c82d61ba6330633145eb853564580f8fba</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>De Bouche à Oreille</span></p>
<p><span>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</span></p>
<p><span>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</span></p>
<p><span>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</span></p>
<p><span><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</span></p>
<p><span><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</span></p>
<p><span><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</span></p>
<p><span><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</span></p>
<p><span><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</span></p>
<p><span><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 30 Mar 2013 20:41:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51574f96ad3ff6.00029541.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°7: Les péchés capitaux. L'Envie. Le pardon de Guy de MAUPASSANT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°6: Les péchés capitaux. L'Envie. Les FEES De Charles PERRAULT</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n06-les-peches-capitaux-l-envie-les-fees-de-charles-perrault-21</link>
      <guid isPermaLink="false">ea342ed2fc85733b09df52df9226edb842bfdd46</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>De Bouche à Oreille</span></p>
<p><span>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</span></p>
<p><span>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</span></p>
<p><span>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</span></p>
<p><span><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</span></p>
<p><span><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</span></p>
<p><span><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</span></p>
<p><span><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</span></p>
<p><span><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</span></p>
<p><span><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 30 Mar 2013 20:35:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51576da55ca420.96185461.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°6: Les péchés capitaux. L'Envie. Les FEES De Charles PERRAULT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°5: Les péchés capitaux. Le Mensonge D'Alphonse DAUDET</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n05-les-peches-capitaux-le-mensonge-d-alphonse-daudet-14</link>
      <guid isPermaLink="false">0f4e4090eaee87fce62cdbe517a6b5295ef24980</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>De Bouche à Oreille</span></p>
<p><span>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</span></p>
<p><span>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</span></p>
<p><span>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</span></p>
<p><span><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</span></p>
<p><span><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</span></p>
<p><span><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</span></p>
<p><span><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</span></p>
<p><span><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</span></p>
<p><span><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 20 Mar 2013 07:05:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5149620d3cd1b7.31489335.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°5: Les péchés capitaux. Le Mensonge D'Alphonse DAUDET</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°4: Les péchés capitaux: La Paresse: Messieurs les "Ronds de cuir" de COURTELINE</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n04-les-peches-capitaux-la-paresse-messieurs-les-ronds-de-cuir-de-courteline-8</link>
      <guid isPermaLink="false">85a5505ed979bfffbfda01a9c3851bdf47f5ecf3</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De Bouche à Oreille</p>
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 06 Mar 2013 12:57:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51373ee22b8962.86341111.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°4: Les péchés capitaux: La Paresse: Messieurs les "Ronds de cuir" de COURTELINE</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°3: Les péchés capitaux: La Paresse: Monsieur le Sous-Préfet aux champs de A. DAUDET</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n03-les-peches-capitaux-la-paresse-monsieur-le-sous-prefet-aux-champs-de-a-daudet-7</link>
      <guid isPermaLink="false">cbe2f7e7a1b6e93ddf92d0a47b39e0d230ecd2ed</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De Bouche à Oreille</p>
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 06 Mar 2013 12:46:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51373ced9489e7.92677250.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°3: Les péchés capitaux: La Paresse: Monsieur le Sous-Préfet aux champs de A. DAUDET</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°2: Les péchés capitaux, La Gourmandise: E. ZOLA</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n02-les-peches-capitaux-la-gourmandise-e-zola-3</link>
      <guid isPermaLink="false">1a9dcc76d6f012327ad5ea56a67ead106fe79b38</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De Bouche à Oreille</p>
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 20 Feb 2013 06:32:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/51246fd97699f7.43276317.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°2: Les péchés capitaux, La Gourmandise: E. ZOLA</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille N°1: Les péchés capitaux, en préambule Candide de Voltaire</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-n01-les-peches-capitaux-en-preambule-candide-de-voltaire-2</link>
      <guid isPermaLink="false">74996097e74b956bd46c7ee9f2997ba7c19b7f46</guid>
      <description>De Bouche à Oreille
Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..
Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère auxquels j’ajouterai le mensonge.
Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….
En préambule, je lirai le premier chapitre de Candide de Voltaire écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.
La deuxième émission aura pour thème la gourmandise, et c’est un extrait de l’Assommoir de Zola, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.
Troisième et quatrième émissions : la paresse. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’Alphonse Daudet, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec Courteline, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.
Cinquième épisode : le mensonge, avec Daudet encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.
Sixième épisode : l’envie, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.
Septième et huitième épisodes : l’envie (le mensonge /l’adultère) avec deux nouvelles de Guy de Maupassant, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>De Bouche à Oreille</p>
<p>Lecture de textes: des nouvelles, des extraits de romans, de la correspondance d’écrivains, des monologues de théâtre, de poèmes…..</p>
<p>Le premier volet de l’émission s’articule autour des péchés dits « capitaux » : la <b>gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, la luxure, l’avarice, la colère</b> auxquels j’ajouterai le <b>mensonge</b>.</p>
<p>Dans cette première partie, je ferai appel à Voltaire, Zola, Alphonse Daudet, Courteline, Charles Perrault, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas, Jean de La Fontaine, Esope….</p>
<p><b>En préambule</b>, je lirai le premier chapitre de Candide de <b>Voltaire</b> écrit en 1759. Ce texte est un condensé de tous les péchés capitaux. En effet, dans un monde présenté très ironiquement comme le « meilleur des mondes », (représentation d’un monde parfait, le paradis sur terre), on sent poindre sous la plume acérée de Voltaire, la représentation de tous ces péchés : l’orgueil des nobles, l’avarice du baron, la gloutonnerie de la baronne, la luxure du précepteur, l’envie, la colère, la paresse (il n’y a bien-sûr que les serviteurs qui travaillent, les maîtres en sont dispensés) et la chute du héros est perçue comme la fin de l’innocence, la fin du paradis sur terre, en somme.</p>
<p><b>La deuxième émission</b> aura pour thème <b>la gourmandise</b>, et c’est un extrait de l’Assommoir de <b>Zola</b>, écrit en 1876 qui sera lu. Dans cet extrait, Gervaise, l’héroïne, offre pour sa fête à ses voisins et amis un dîner pantagruélique.</p>
<p><b>Troisième et quatrième émissions</b> : <b>la paresse</b>. D’abord, Le sous-préfet aux Champs une charmante nouvelle d’<b>Alphonse Daudet</b>, écrite en 1887 et parue dans Les Lettres de mon Moulin, véritable éloge de la paresse qui n’est pas considérée par Daudet comme un défaut mais plutôt comme une nécessité au  bonheur. Ensuite, moins de tendresse que chez Daudet mais encore beaucoup d’humour avec <b>Courteline</b>, qui trempe sa plume dans le vinaigre pour fustiger les fonctionnaires dans Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, écrit en 1893.</p>
<p><b>Cinquième épisode</b> : <b>le mensonge</b>, avec <b>Daudet</b> encore, dans une nouvelle très tendre intitulée Les Vieux, écrite en 1887 une petite tromperie qui a pour seul but de rendre deux petits vieux heureux.</p>
<p><b>Sixième épisode</b> : <b>l’envie</b>, avec Les Fées de Charles Perrault, nouvelle écrite en 1697, parue dans le recueil Les Contes de ma Mère l’Oye, qui n’est pas sans rappeler un conte plus célèbre, Cendrillon, mais avec un ton et une fin plus acides.</p>
<p><b>Septième et huitième épisodes</b> :<b> l’envie</b> (<b>le mensonge</b> /<b>l’adultère)</b> avec deux nouvelles de <b>Guy de Maupassant</b>, qui sera à l’honneur dans ce thème sur les péchés capitaux ; en effet qui, mieux que lui a écrit sur les travers de l’homme et ses noirceurs ? Désabusé et lucide, il a sondé les moindres méandres de l’âme.  Le Pardon et Les Bijoux, nouvelles écrites en 1888 et parues dans le recueil Clair de Lune, traitent toutes les deux de l’adultère, dans l’une la sagesse l’emporte, dans l’autre le ton est  distancié et plein d’humour, rien de glauque, donc, que de la belle littérature</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 10 Feb 2013 11:13:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/5117823388d0d5.22709474.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille N°1: Les péchés capitaux, en préambule Candide de Voltaire</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
    <item>
      <title>De Bouche à Oreille Présentation de l'émission</title>
      <link>http://sabinebroddes.radioweb.co/podcasts/de-bouche-a-oreille-presentation-de-l-emission-1</link>
      <guid isPermaLink="false">b307e0f59aa879bbb019f61617b35ba6df664916</guid>
      <description>"De bouche à oreille"</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>"De bouche à oreille"</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 03 Feb 2013 16:10:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/audios/510e8d4b373486.31954488.mp3" type="audio/mpeg" length=""/>
      <itunes:title>De Bouche à Oreille Présentation de l'émission</itunes:title>
      <itunes:image href="http://sabinebroddes.radioweb.co/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/"/>
    </item>
  </channel>
</rss>
